Dans mon précédent article du 2 février intitulé "Les nouveaux foyers de volatilité peuvent-ils menacer les actions", je concluais que "les foyers de volatilité apparus ces derniers jours ne semblent pas dangereux. Les actions devraient consolider au cours du mois de février avant de reprendre en mars leur tendance haussière de fond".
Cette prévision s'est à moitié réalisée. Les places américaines sont restées stables au mois de mars mais les indices européens ont grimpé, de quelques pourcents.
Ce mouvement de surperformance de l'Europe va-t-il perdurer ? Le conflit en Iran qui s'ouvre ce samedi 28 février peut-il enrayer la hausse des actions ?
Éléments de réponse en graphique.
1) Analyse chartiste et Elliottiste :
Le STOXX 600 (indice européen élargi) :
Voici l'image du STOXX 600 en données hebdomadaires. On voit que nous sommes sortis par le haut d'un grand canal assez peu pentu. Les creux (erreur sur le graphique où est inscrit "sommets") sont ascendants, la MM aussi, le MACD est au plus haut historique, ce qui témoigne de la force de la tendance, mais aussi d'une tension sur les prix. C'est haussier au moins jusqu'en avril/mai, le point de bascule classique de l'année.
Voici le décompte Elliottiste du DAX qui me semble le plus clair. Aux environs du second semestre 2026, deux cycles haussiers majeurs devraient s'éteindre : ceux entamés en 2003 et 2020. Ensuite, nous devrions entrer dans une phase de distribution, puis basculer en marché baissier.
L'Europe pourrait continuer de tirer son épingle du jeu en 2026 car riche en valeurs défensives.
Le S&P500 : même constat, c'est haussier, mais suracheté (record sur le MACD monthly). Le bull market colossal entamé en 2007 devra être consolidé.
Cet arrêt de la surperformance américaine est en partie liée à l'entrée en consolidation des 7 magnifiques, qui avaient pris une pondération démesurée dans les grands indices. Les investissements records consentis par ces sociétés dans l'IA, dont la rentabilité n'est pas établie, au moins à court terme, semble rebuter les investisseurs.
Le SOX (indice des semi-conducteurs américains - IA) :
Il continue de surperformer le S&P500 (courbe du bas). Les investissements sont toujours très soutenus dans le secteur.
Le Kospi :
C'est la star de 2025/2026. Le Korea Composite Stock Price Index est riche en semi-conducteurs, montrant que l'engouement autour de l'IA est réel. Mais il ne faut pas se tromper, les fournisseurs de pelles et de pioches (référence à la ruée vers l'or) ont le vent en poupe, les orpailleurs (principalement les GAFAMS) beaucoup moins !
Le Nikkei :
Toute la région a profité d'arbitrages favorables, le Nikkei aussi s'est envolé. On note que la surperformance face au S&P500 a démarré au lendemain du "liberation day". La dépréciation du Yen face au Dollar (-11,5 %) y est pour quelque chose mais ne justifie pas un tel écart de performance : +90 % pour le Nikkei contre +42 % pour le S&P 500.
2) Les indicateurs de sentiment (IS) :
Le AAII : pas d'optimisme chez les investisseurs particuliers américains. C'est positif pour les actions.
Les put/call ratios :
Le ratio évolue dans un range depuis 2024. Le test du haut déclenche un rallye haussier sur les actions, le test du bas déclenche une correction. Nous sommes proches du haut de l'intervalle, ce qui devrait déboucher sur une hausse des actions.
Le VIX : on est assez loin du niveau de complaisance maximale, sans être au contact d'une résistance.
Avertissement : les analyses diffusées dans cet article sont à titre purement informatif et ne constituent ni une offre, ni un conseil pour les investisseurs. Il s'agit d'un avis personnel et la responsabilité de l'auteur ne saurait être retenue directement ou indirectement.
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