Bonjour, dans mon précédent article du 31 ami intitulé "Wall Street invincible ?", je concluais que "la solidité des marchés pourrait perdurer tout au long du mois de juin" et que "l'été pourrait connaître sa première correction d'ampleur".
Cette prévision estivale est-elle toujours d'actualité ? Éléments de réponse en graphique.
1) Analyse chartiste et Elliottiste :
Le STOXX 600 (indice européen élargi) :
Si je compte bien les vagues, nous achèverions cet été deux bull markets : ceux nés en 2003 (fin de la bulle internet) et en 2020 (fin de la crise sanitaire).
Le DAX weekly :
Nous observons une certaine similitude entre les sommets de vague 1, 3 et 5 (en orange).
Le contexte n'a jamais été aussi suracheté dans l'histoire de la bourse allemande. Cette configuration est transposable aux autres indices européens et américains. En bas, le MACD, l'indicateur non borné le plus judicieux à suivre à mon avis.
Le NASDAQ :
Les volumes attirent mon attention sur l'indice technologique américain. Ce sont les plus élevés sur longue période. Sont-ce des volumes de distribution ? C'est une éventualité à ne pas écarter.
Le SOX :
Outre les volumes, l'autre témoin de la proximité d'un sommet est l'apparition d'amplitudes extrêmes. Depuis début juin, la taille des chandeliers a significativement changé sur le SOX. On surveillera le développement d'un potentiel biseau d'épuisement.
Le S&P 500 :
Parallèlement, on observe un potentiel diamant en formation sur le S&P500. Le diamant est une figure de retournement, dans lequel se concentrent des volumes et des amplitudes élevées. Mais pas certain que cette figure fonctionne au regard des indicateurs de sentiment, dont je parle ci-dessous.
2) Les indicateurs de sentiment (IS) :
Le AAII (CT) :
Le AAII est un sondage auprès des investisseurs particuliers américains. Il peut offrir un bon timing de court terme. On observe à nouveau un surcroît de pessimisme, ce qui, de manière contrarienne, ne milite pas pour un recul imminent des actions.
Les put/call ratios (CT) :
Comme pour le AAII, le pessimisme est de retour sur les ratios put/call. Au niveau du timing, les risques baissiers semblent écartés à CT.
Le niveau de cash (LT) :
C'est un indicateur de moyen/long terme. Il est proche du niveau extrême qui déclenche des corrections boursières plus ou moins marquées.
L'appétit pour le risque :
A court terme, les indicateurs de sentiment signalent un degré de pessimisme trop prégnant pour déclencher une baisse des indices. Ces derniers devraient rester solides au mois de juillet.
On observe cependant un début de rotation sectorielle en faveur des valeurs plus défensives, qui devraient abriter la plupart des opportunités d'achat. De tels arbitrages défensifs, s'ils se confirmaient, signifieraient une fuite de l'appétit pour le risque. Ils se traduiraient aussi par une possible surperformance de l'Europe par rapport aux places américaines.
Sur le moyen terme (d'ici octobre), et si mon analyse est correcte, l'analyse Elliottiste signale toujours la fin à venir des grands bull markets initiés en 2003 et 2020, dans un contexte de surachat maximal.
Relecture en cours...
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