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En complément de chaque article, je publie tous les jours (plutôt entre 12 et 14h) des graphiques pour affiner l'analyse. Vous trouverez ces graphiques en bas de page.
Mardi 2 juin 12h55 : distance du SOX à la MM200. 12h57 : niveau de short. Mercredi 3 juin 13h20 : IA créateur d'emplois ? 13h28 : Space X, Anthropic et Open IA. 13h32 : toujours cette résilience. Jeudi 4 juin 12h12 : marges US. 12h17 : AAII. 18h48 : crédit privé. Vendredi 5 juin 12h15 : ca tourne fort. 16h22 : 5 temps sur le Nasdaq ?
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Bonjour, dans mon précédent article du 5 mai intitulé "Sell in may and go away ?", je concluais par les propos suivants : "L'analyse Elliottiste nous signale la fin imminente (question de jours ou de semaines) des grands bull markets initiés en 2003 et 2020 (...). Nous pourrions développer une phase plate de distribution (...). La première réelle secousse baissière ne pourrait intervenir que cet été".
Ce scénario ne s'est pas réellement produit. Les places américaines ont poursuivi leur course au record, les places asiatiques aussi. L'Europe demeure sous-performante, mais a réussi a grappillé quelques pourcents.
Mon article du 5 mai est-il obsolète ? Ou bien est-ce juste une question de temps avant que les marchés se retournent à la baisse ? Éléments de réponse en graphique.
1) Analyse chartiste et Elliottiste :
Le STOXX 600 (indice européen élargi) :
Nous serions toujours, selon mon décompte, dans la vague 5 de 5 de V, autrement dit à proximité du bout du cycle de hausse initié en 2020. Aux termes de toutes ces vagues 5, nous pourrions réaliser un nouveau sommet. Cette hypothèse de nouveau sommet est accréditée par la résilience des indices aux prix élevés du pétrole, qui impactent mécaniquement l'inflation, l'obligataire, les marges des entreprises. Les mauvaises nouvelles ont pour l'instant peu de conséquences graphiques, ce qui est positif.
Le DAX weekly :
Pour rappel, ce n'est pas seulement le cycle en 5 temps né en mars 2020 qui s'éteindrait dans les semaines à venir, mais aussi le cycle de hausse apparu en 2003 après l'explosion de la bulle internet.
Mais un bull market aussi long ne rendra pas les armes sans une phase de distribution qui devrait prendre quelques semaines à quelques mois (cercles oranges -> sommets de vague 1 et 3).
Le DAX monthly :
Pour rappel encore, si j'élargit le DAX en données mensuelles, le MACD n'a jamais atteint un niveau aussi élevé. Ce surachat historique incite à la prudence. Le MACD le mesure bien car il est non borné.Le S&P 500 monthly :
Sur le S&P500, le surachat est aussi extrême.
Voici le graphique en données mensuelles. J'ai enlevé l'échelle logarithmique et je l'ai remplacée par une échelle linéaire afin de mieux percevoir l'envolée des cours de ces dernières années.
En soit, cette envolée est plutôt justifiée car l'économie mondiale n'a jamais été aussi prospère. Mais, vous l'aurez compris, je n'aime pas les surachats extrêmes. L'éloignement à la moyenne mobile est également colossale.
Reste qu'un surachat ne donne pas de timing de sortie du marché.
Le NASDAQ 100 :
Le décompte sur le Nasdaq 100 est calqué peu ou prou à celui sur le DAX. Il faut lui rajouter une bonne dose de surperformance, car c'est l'indice le plus fort, IA oblige. Là aussi, nous arrivons au bout des 5 vagues, avec un surachat maximal et des volumes records, qui ressemblent à des échanges de distribution. Difficile tout de même de savoir où va se finir. L'emballement est une force qui déforme souvent à l'extrême les cours !
Le KOSPI :
La folie qui s'est emparée de l'IA a dynamité l'indice Coréen du Sud. X2 depuis avril.
Le NIKKEI :
Le Nikkei aussi s'est sensiblement apprécié.
2) Les indicateurs de sentiment (IS) :
Le AAII :
Nul doute que cette hausse des indices américains est intimement rattaché au retour du pessimisme sur le AAII, sondage auprès des investisseurs particuliers. Les marchés haussiers s'éteignent généralement dans l'euphorie, or, elle n'est pas présente ! Peut-être faudra-t-il que le détroit d'Ormuz soit réouvert pour les esprits soient rassurés.
N'oublions pas que le moral des américains mesuré par l'université du Michigan est au plus plus bas historique. La guerre en Iran pèse comme jamais.
Les put/call ratios :
Les ratios put/call sont entre deux eaux, difficiles à décrypter.
Le VIX :
Le VIX, appelé aussi indice de la peur, commence à glisser vers sa zone de complaisance. Mais cela peut prendre quelques semaines avant de la rejoindre et de déclencher un signal de vente sur les actions.3) L'inter et l'intra marchés :
Les indices résistent plutôt aux mauvaises nouvelles, et cette résilience constitue un signe de force. Les indicateurs de sentiment dévoilent globalement peu d'optimisme et l'appétit pour le risque se réveille sur les small&caps. Ces éléments indiquent un marché encore solide, et cette solidité pourrait perdurer tout au long du mois de juin, malgré une saisonnalité de midterm en théorie peu favorable.
Gardons en mémoire le contexte général : l'analyse Elliottiste signale la fin à venir (question de semaines) des grands bull markets initiés en 2003 et 2020, dans un contexte de surachat maximal. L'été pourrait ainsi connaître sa première correction d'ampleur.
Relecture terminée. Bonne lecture !
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Mardi 2 juin 12h55 : distance du SOX à la MM200.
Bonjour, l'indice SOX est très éloigné de sa MM, ce qui logique vue la frénésie qui habite le secteur. A un moment, trop de surachat finit par générer des prises de bénéfices, quelque soit les fondamentaux. Para rapport à la bulle de 2000, il reste encore de la marge.
12h57 : niveau de short.
Il augmente. C'est un indicateur plutôt contrarien. Je serai très surpris que le marché baisse alors que le taux de positions courtes est à un niveau aussi élevé.
Mercredi 3 juin 13h20 : IA créateur d'emplois ?
Bonjour, de manière asses surprenante, les premiers retours des entreprises vont à la création d'emplois. Cela va à rebours de tout ce qu'on a pu lire sur le sujet.
13h28 : Space X, Anthropic et Open IA.
L'analyse de François Lenglet. On peut se demander si en effet, ces folles introductions constituer le début du tournant, avec un impact sur les liquidités et le sentiment de marché pour le grand public. Je suis assez d'accord avec lui sur le parallèle avec la bulle internet, mais tout cela à prouver graphiquement.
https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/introduction-en-bourse-de-spacex-openai-et-anthropic-pourquoi-ces-entreprises-ont-elles-besoin-d-autant-d-argent-7900642050
13h32 : toujours cette résilience.
Troisième séance de hausse consécutive du pétrole et l'Eurostoxx 50 résiste.
Jeudi 4 juin 12h12 : marges US.
Bonjour, les marges US sont à des niveaux incroyables, justifiant en partie les records de Wall Street. Les grandes valeurs technologiques margent à 30/40 % voire plus pour l'IA, les banques sont à 20/30 %.
12h17 : AAII.
Rééquilibrage du AAII, mais toujours pas d'optimisme. Le particulier américain est probablement passé à côté de la frénésie de l'IA. Il faudra de l'optimisme pendant plusieurs semaines d'affilée pour retourner le marché.
18h48 : crédit privé.
Pas de panique à avoir pour l'instant. Les dégagements semblent limités aux seuls action concernées. C'est à suivre.
Traduction d'une dépêche Reuters :
4 juin (Reuters) – Le gestionnaire suisse d'actifs alternatifs Partners Group a signalé jeudi une hausse des demandes de retrait de ses fonds, tandis que Blackstone a annoncé avoir limité les retraits de son principal fonds de crédit privé, illustrant l'aggravation des tensions sur les marchés du financement privé.
Selon des sources proches du dossier, Partners Group devrait également limiter les retraits d'un deuxième fonds important, au lendemain de la chute de son action après l'annonce du plafonnement des retraits dans l'un de ses fonds clés.
Le groupe a indiqué que les demandes de rachat dans un fonds domicilié dans le Delaware, d'une valeur de 16 milliards de dollars, avaient atteint 6 % des actifs, dépassant la limite trimestrielle de 5 % autorisée. Deux sources ont confirmé à Reuters que les retraits seraient donc plafonnés.
Le gestionnaire, spécialisé dans les actifs alternatifs de taille intermédiaire et gérant environ 185 milliards de dollars, a expliqué être affecté par la volatilité qui touche l'ensemble du secteur des fonds evergreen (fonds ouverts à durée indéterminée), d'abord dans le crédit privé puis désormais dans le capital-investissement (private equity).
Les investisseurs s'inquiètent des difficultés rencontrées par certains prêts accordés par les grands gestionnaires de crédit privé. Ils examinent de plus près les valorisations, les critères d'octroi des prêts ainsi que la capacité des entreprises de logiciels à faire face aux défis liés à l'intelligence artificielle.
Dans un nouveau signe de pression sur le secteur du crédit privé, Blackstone, le plus grand gestionnaire mondial d'actifs alternatifs, a lui aussi limité les retraits de son principal fonds de crédit privé après une forte hausse des demandes de remboursement au deuxième trimestre.
L'annonce de mercredi concernant Partners Group constitue l'un des premiers signes montrant que les tensions dans le crédit privé — qui finance souvent les acquisitions réalisées par les fonds de private equity — commencent à se propager.
De nombreux fonds récents de crédit privé non cotés, appelés Business Development Companies (BDC), sont structurés sous forme de fonds evergreen, offrant aux investisseurs des fenêtres de sortie périodiques.
« Les structures evergreen sont difficiles à gérer lorsqu'il faut honorer les demandes de retrait », explique Virinchi Narayan, directeur général de Three Pins Capital à Dubaï.
« Les fonds fermés ont toujours été, et restent, la meilleure structure pour ce type d'investissements. L'abondance de liquidités et la volonté d'élargir la base d'investisseurs ont poussé les gestionnaires à développer des structures evergreen avec mécanismes de rachat, parce que les investisseurs les réclamaient. »
Les périodes de demande de rachat dans les principaux fonds américains de crédit privé non cotés pour le deuxième trimestre ont commencé à se clôturer vendredi dernier, et les acteurs du marché surveillent attentivement le volume des demandes.
Cliffwater a été le premier à annoncer que les demandes de retrait dans son principal fonds de crédit privé de 31,3 milliards de dollars étaient passées de 14 % au premier trimestre à 17 % au deuxième trimestre.
Les investisseurs du fonds BCRED de Blackstone, qui gère 79 milliards de dollars, ont demandé le rachat de 10 % des parts dans le cadre de l'offre de rachat du deuxième trimestre, contre 7,9 % au trimestre précédent.
Contrairement au trimestre précédent, où Blackstone et certains de ses employés avaient investi pour satisfaire l'ensemble des demandes de retrait, le fonds a cette fois limité les remboursements à 5 %, conformément à la limite habituelle de ce type de véhicule.
Dans un communiqué, Blackstone a déclaré :
« La structure de BCRED est une caractéristique fondamentale du fonds : les investisseurs acceptent une liquidité limitée à certains moments en échange d'une performance potentiellement supérieure sur le long terme. »
Partners Group a indiqué mercredi avoir limité les retraits de son fonds de private equity de 8,6 milliards de dollars, après que les demandes de rachat dans le fonds luxembourgeois Partners Group Global Value SICAV eurent atteint 9,8 % des actifs.
Trois autres fonds evergreen matures du groupe, représentant ensemble 9,7 milliards de dollars d'actifs, principalement détenus par des investisseurs institutionnels, devraient enregistrer des demandes de retrait comprises entre 3,5 % et 5 %, selon Partners Group.
Le groupe a néanmoins affirmé anticiper une demande brute de nouveaux investissements comprise entre 26 et 32 milliards de dollars en 2026, soutenue par un important pipeline d'opportunités commerciales couvrant les mandats institutionnels, les fonds evergreen et les programmes traditionnels à durée déterminée.
Cette précision a permis à l'action Partners Group de rebondir partiellement après sa chute de 16 % mercredi, qui l'avait ramenée à son plus bas niveau depuis six ans.
La baisse du titre a également pesé sur d'autres gestionnaires européens d'actifs alternatifs, notamment EQT, CVC Capital Partners et Bridgepoint Group. Aux États-Unis, les actions de Blackstone, KKR, TPG et Ares Management avaient également reculé.
Jeudi, les titres du secteur ont toutefois rebondi, avec notamment une hausse de 7 % de l'action Blackstone.
Vendredi 5 juin 12h15 : ca tourne fort.
























