mercredi 1 juillet 2026

Été à risque ou été d'opportunités ?

 


Bonjour, dans mon précédent article du 31 ami intitulé "Wall Street invincible ?", je concluais que "la solidité des marchés pourrait perdurer tout au long du mois de juin" et que "l'été pourrait connaître sa première correction d'ampleur".

Cette prévision estivale est-elle toujours d'actualité ? Éléments de réponse en graphique.


1) Analyse chartiste et Elliottiste :

Le STOXX 600 (indice européen élargi) :

Si je compte bien les vagues, nous achèverions cet été deux bull markets : ceux nés en 2003 (fin de la bulle internet) et en 2020 (fin de la crise sanitaire).


Le DAX weekly : 

Nous observons une certaine similitude entre les sommets de vague 1, 3 et 5 (en orange).


Le DAX monthly :

Le contexte n'a jamais été aussi suracheté dans l'histoire de la bourse allemande. Cette configuration est transposable aux autres indices européens et américains. En bas, le MACD, l'indicateur non borné le plus judicieux à suivre à mon avis.


Le NASDAQ :

Les volumes attirent mon attention sur l'indice technologique américain. Ce sont les plus élevés sur longue période. Sont-ce des volumes de distribution ? C'est une éventualité à ne pas écarter.


Le SOX : 

Outre les volumes, l'autre témoin de la proximité d'un sommet est l'apparition d'amplitudes extrêmes. Depuis début juin, la taille des chandeliers a significativement changé sur le SOX. On surveillera le développement d'un potentiel biseau d'épuisement.


 Le S&P 500 :

Parallèlement, on observe un potentiel diamant en formation sur le S&P500. Le diamant est une figure de retournement, dans lequel se concentrent des volumes et des amplitudes élevées. Mais pas certain que cette figure fonctionne au regard des indicateurs de sentiment, dont je parle ci-dessous.


2) Les indicateurs de sentiment (IS) :

Le AAII (CT) :

Le AAII est un sondage auprès des investisseurs particuliers américains. Il peut offrir un bon timing de court terme. On observe à nouveau un surcroît de pessimisme, ce qui, de manière contrarienne, ne milite pas pour un recul imminent des actions.


Les put/call ratios (CT) :

Comme pour le AAII, le pessimisme est de retour sur les ratios put/call. Au niveau du timing, les risques baissiers semblent écartés à CT. 


Le niveau de cash (LT) : 

C'est un indicateur de moyen/long terme. Il est proche du niveau extrême qui déclenche des corrections boursières plus ou moins marquées.


Et il est à redouter que les introductions géantes de cet année aspirent les liquidités restantes. Lorsque les liquidités sont épuisées, vous pouvez mettre tous les bonnes nouvelles que vous voulez dans le marché, ce dernier baissera !


Effet de levier (LT) :

Cet indicateur de moyen/long terme approche lui aussi des niveaux qui déclenchent des crises boursières.




Rédaction à suivre...




3) L'inter et l'intra marchés : 

Le pétrole :

C'est une belle décrue qui s'est opérée sur l'or noir, sans revenir encore au niveau de pré-crise.



Le marché obligataire  :

Le T-Notes est toujours corrélé au pétrole, mais cette corrélation tend à se restreindre. Le 10 ans américains n'a même pas retracé 38 % (ratio de Fibonacci) de la baisse entamée début mars alors que le pétrole a rendu les 3/4 de ses gains. Il y a un problème d'inflation qui dépasse donc le simple thème du détroit d'Ormuz. Peut-être est-ce lié au crédit privé ? Il faudra suivre cela avec attention. Pour l'instant, le T-Notes est toujours dans son rectangle.



La saisonnalité :

Elle bat en brèche pour l'instant la norme qui prévaut lors des années électorales. Elle semble se calquer sur les années classiques, qui montrent un mois de juin haussier mais des mois de juillet à octobre sous le signe de la consolidation.



L'appétit pour le risque :

C'est le grand dossier de cet article. On observe depuis quelques semaines des rotations sectorielles en faveur des actions plus "sures", autrement dit les défensives ou, comme on l'appelait avant, la veille économie.

Premier graphique, les biotechs américaines (que l'on peut rattacher en partie au secteur de la santé). Elles se sont brutalement envolées alors que le S&P500 stagnait. C'est une décorrélation peu commune.


La force relative du Dow Jones face au Nasdaq Composite a touché le niveau qui prévalait avant l'explosion de la bulle internet. Le Dow entre dans son troisième mois de surperformance face au Nasdaq, c'est encore trop peu significatif mais c'est à surveiller.



Les secteurs européens montrent des signes de léger rééquilibrage. Le secteurs cycliques se tiennent encore bien, de même que les banques. La techno consolide et cela semble profiter aux secteurs défensifs qui, depuis le 19 juin, hormis les telecoms, grimpent plus vite que le Stoxx 600. On surveillera si ces arbitrages se poursuivent. Cela impliquerait une fuite de l'appétit pour le risque.



CONCLUSION :

A court terme, les indicateurs de sentiment signalent un degré de pessimisme trop prégnant pour déclencher une baisse des indices. Ces derniers devraient rester solides au mois de juillet. 

On observe cependant un début de rotation sectorielle en faveur des valeurs plus défensives, qui devraient abriter la plupart des opportunités d'achat. De tels arbitrages défensifs, s'ils se confirmaient, signifieraient une fuite de l'appétit pour le risque. Ils se traduiraient aussi par une possible surperformance de l'Europe par rapport aux places américaines.

Sur le moyen terme (d'ici octobre), et si mon analyse est correcte, l'analyse Elliottiste signale toujours la fin à venir des grands bull markets initiés en 2003 et 2020, dans un contexte de surachat maximal.

Relecture en cours...

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