mardi 5 mai 2026

Sell in may and go away ?

 


Bonjour, dans mon précédent article du 21 mars intitulé :"Le cygne orange ?", je concluais que :"Les indices boursiers pourraient lâcher encore quelques pourcents à court terme (...). Il sera alors temps d'acheter des actions pour quelques semaines à quelques mois, pour une séquence Elliottiste de hausse en 5 temps, la dernière d'une longue série".

Les indices ont bien rebondi, malgré des prix du pétrole 60 % (Crude) à 80 % (Brent) plus hauts qu'avant le déclenchement de la guerre en Iran. C'est remarquable. Les marchés américains se sont particulièrement distingués, valeurs technologiques de l'IA en tête. L'Europe est plus en retrait, affectée par des taux d'intérêts reflétant un continent sans or noir ou presque.

La dernière séquence en 5 temps de hausse est-elle achevée ? Faut-il quitter le marché comme le recommande le célèbre dicton "sell in may and go away ?"

Éléments de réponse en graphiques.


1) Analyse chartiste et Elliottiste :

Le STOXX 600 (indice européen élargi) : 

Si j'en crois le décompte actuel, nous sommes dans la vague 5 de 5 de V, autrement dit au bout du cycle de hausse initié en 2020. Nous pourrions faire un double sommet ou bien réaliser un sommet marginal qui déclencherait des divergences baissières sur les indicateurs, et rendrait le consensus largement haussier. Ce serait donc un piège haussier ou "bull trap".


Le DAX weekly : 

Si j'en crois mon décompte, ce n'est pas seulement le cycle en 5 temps né en mars 2020 qui s'éteindrait dans les semaines à venir, mais aussi le cycle de hausse apparu en 2003 après l'explosion de la bulle internet.

Mais un bull market aussi long ne rendra pas les armes sans une phase de distribution qui devrait prendre quelques semaines à quelques mois (cercles oranges -> sommets de vague 1 et 3).


Si j'élargit le DAX en données mensuelles, le MACD n'a jamais atteint un niveau aussi élevé. En règle générale, je ne suis pas très adepte des indicateurs car je considère que se sont les prix qui font l'indicateur et non l'inverse. Aussi, je préfère me concentrer sur les prix. Mais, à l'usage, j'ai appris à me méfier des surachats historiques. Le MACD les mesure bien car il est non borné.


Le S&P 500 :

Sur le S&P500, le surachat est aussi extrême. Entendons-nous, le surachat n'est pas mauvais en soit. Il traduit la force du marché. Mais lorsqu'il atteint des sommets depuis des décennies, cela doit interroger !

Voici le graphique en données mensuelles. J'ai enlevé l'échelle logarithmique et je l'ai remplacée par une échelle linéaire afin de mieux percevoir l'envolée des cours de ces dernières années.

En soit, cette envolée est plutôt justifiée car l'économie mondiale n'a jamais été aussi prospère. Mais, vous l'aurez compris, je n'aime pas les surachats extrêmes. L'éloignement à la moyenne mobile est également colossale.


Le NASDAQ 100 :

Le décompte sur le Nasdaq 100 correspond peu ou prou à celui sur le DAX. Il faut juste lui rajouter une bonne dose de surperformance. Là aussi, nous arrivons au bout des 5 vagues, mais sa force intrinsèque pourrait lui valoir encore un peu de hausse.


2) Les indicateurs de sentiment (IS) :

Le AAII :

Ce sondage réalisé auprès des investisseurs particuliers américains ne montre pas d'optimisme. Si je ne me référais qu'à cet IS, il ne faudrait pas encore vendre les actions.


Les put/call ratios :

Sur les ratios/call, nous avons déjà eu dans un passé récent des corrections qui sont apparues sur les niveaux actuels (environ 0,5). Mais la règle n'est pas homogène et n'est pas confirmée par le AAII.


Le VIX : la lecture est également ambiguë. Nous ne sommes pas sur les planchers, mais certaines crises se sont déclenchées sur les niveaux actuels.


3) L'inter et l'intra marchés : 

Le pétrole :

Il est difficile de dire ce que va faire le pétrole, qui n'est pas actuellement pas régi par des fondamentaux classiques (consommation, production) mais par une guerre dont les deux protagonistes sont très imprévisibles. On remarquera juste que le Brent a rebondi en avril sur un 38 %. Ce retracement traduit une tendance qui reste robuste, malgré l'actuelle correction.

Même si le détroit d'Ormuz était réouvert rapidement, on peut penser que les prix du pétrole vont garder une prime de risque.



Le marché obligataire  :

Le T-Notes n'a que peu réagi à la guerre en Iran. Pourtant, les prix à la pompe ont bien flambé. Les USA sont les premiers producteurs mondiaux de pétrole. Ceci explique cela.


En Europe, c'est une autre chanson. Les marchés obligataires ont été davantage impactés. Lorsque la poussière et les gravats de la guerre seront retombés, comment les investisseurs vont réagir à la lecture du Bund ou de l'OAT ?



La saisonnalité :

Elle est désormais mauvaise si j'en crois le graphique suivant :



CONCLUSION :

Rédaction en cours...

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