dimanche 1 novembre 2026

Les grandes manœuvres commencent

 

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En complément de chaque article, je publie tous les jours (plutôt entre 12 et 14h) des graphiques pour affiner l'analyse. Vous trouverez ces graphiques en bas de page.

Mercredi 4 novembre 12h45 : rush sur l'Europe. 12h52 : divergence. 13h08 : allocation d'actifs. 19h07 : SOX -3 %, DJ +3 %, la folle rotation. Jeudi 5 novembre 12h30 : AAII. 12h35 : une polarité sur le Nasdaq 100 ? 12h43 : Russell 3000. 12h46 : Stoxx 600 sur ses sommets. 16h50 : vague 3 sur le SOX. 22h15 : la redoutable synchronisation baissière Europe / USA. Vendredi 6 novembre 9h42 : gap de rupture en Europe. 11h39 : Le S&P500 peut-il monter sans les semi-conducteurs ? 11h42 : CDS. 12h22 : le Nikkei suit. 14h09 : pouvoir d'achat. 

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Bonjour, dans mon précédent article du 4 octobre intitulé "L'Europe faiblit, les États-Unis résistent", je concluais : "L'argent est toujours présent dans les marchés, mais il se déplace vers des actifs moins risqués. (...). Lorsque l'argent n'aura plus d'endroit où se réfugier, les actions seront mûres pour une baisse plus franche et généralisée. Le timing reste à déterminer. Cette baisse pourrait intervenir en ce mois d'octobre, en fonction des taux et du pétrole, avant le traditionnel rebond de fin d'année."

Le mois d'octobre s'est achevé, et la baisse ne s'est pas produite. Ce recul est-il remis à plus tard ? Ou bien les actions vont-elles lancer leur rituel rallye de fin d'année ?

Éléments de réponse en graphique.


1) Analyse chartiste et Elliottiste :

Le STOXX 600 (indice européen élargi) :

Je pense toujours que les indices européens ont marqué leur sommet cet été. Les prix remontent actuellement, profitant des dégagements sur l'IA. L'argent se déplace dans le marché, il ne le quitte pas encore. 

Nous serions dans une vague 2 haussière, qui ne doit pas dépasser le record pour respecter le décompte privilégié. Les vagues 2 retracent souvent une bonne partie des vagues 1.


En données hebdomadaires, l'indice résiste pour l'instant très bien à sa divergence baissière de MACD, qui signale un ralentissement de la hausse, souvent prélude à un épisode correctif. Cette divergence apparaît dans un contexte suracheté, avec un éloignement important de la moyenne mobile.



Le DAX Monthly :

Voici mon décompte privilégié sur le long terme.


Le DAX Monthly :

Pour rappel, le DAX mensuel est exceptionnellement suracheté (MACD en bas). Je me méfie toujours des lectures extrêmes. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ! Mais force est de constater que l'indice ne décroche pas et s'accommode très bien pour l'instant de la hausse des taux longs et du pétrole cher.


Le SOX : 

Il est volatile et assez imprévisible. Je m'étais d'ailleurs trompé sur ma dernière prévision. 4 mois et demi après son sommet historique, un constat s'impose. L'indice fort est rentré dans le rang tant au niveau des prix que du comportement relatif face au S&P 500 (courbe du bas). Le support à 10 440 points est actuellement attaqué. À la lecture des grosses capitalisations du secteur, sa cassure nette pourrait inquiéter car de gros volumes ont été échangés au-dessus de cette borne. 

Peut-être sommes-nous dans une vague 3 baissière. Une victoire des démocrates aux midterms pourrait ralentir le déploiement de l'IA et peser sur le secteur.




 Le NASDAQ 100 :

Sur l'horizon daily, les cours sont revenus 5 mois en arrière. Un niveau intermédiaire à 28 825 points a été rompu en gap. De gros volumes ont été échangés au-dessus (rectangles bleus). Ce sont désormais des mains perdantes, qui vont peut-être commencer à peser sur les prix.


 En weekly, il y a toujours présomption de fin de bull market. La fameuse 5 de 5 de 5.


Les marchés émergents :

L'ETF BIC (Brésil 11 %, Inde 6 %, Chine 75 %) affiche une performance nettement négative en 2026. Tous les indices mondiaux ne se portent pas bien.




2) Les indicateurs de sentiment (IS) :

C'est un peu la confusion qui domine sur les indicateurs de sentiment.

Le AAII (CT) : toujours aucune trace d'optimisme sur le AAII. D'habitude, les bull markets s'éteignent dans l'euphorie, ce n'est pas le cas.


L'AAII Allocation : les opinions sont plutôt pessimistes mais les portefeuilles sont bien remplis. Voilà une contradiction assez étonnante. D'habitude, les sentiments de marché et les taux de remplissage des portefeuilles sont corrélés.



Les niveaux de cash : confirmation que les taux de cash sont très bas, ce qui, d'un point de vue contrarien, est peu favorable aux actions.



Les put/call ratios (CT) et VIX : en zone neutre.


3) L'inter et l'intra-marchés : 

Le pétrole : il reste haut perché malgré le récent repli. Le trafic a repris dans le détroit d'Ormuz mais les stocks sont à reconstituer, ce qui continue de peser sur les prix.




Le marché obligataire :

Il a donné un signal majeur de baisse en septembre. La récente hausse est a priori assimilable à un simple pull-back.


Mais on fera attention à cette nouvelle corrélation. Le T-Notes semble se décorréler du pétrole et se corrèle à la baisse du Nasdaq. Pour dire simple, le recul du SOX est perçu comme un signal de détente des taux. À suivre !


  La saisonnalité :

Elle devient excellente pour les actions.


La concentration extrême des indices :

À la lecture de ce graphique, nous sommes bien dans une bulle sur les semi-conducteurs et celle-ci est en train d'éclater.


Le pari le plus embouteillé de l'histoire sur l'IA : les défensives vont-elles devenir LE placement de ces prochains mois ?



L'appétit pour le risque :

En lien avec le graphique ci-dessus, une énorme rotation sectorielle est apparue ces dernières semaines. Les banques et la techno ont corrigé et les secteurs défensifs Alimentation et Santé sont revenus sur le devant de la scène. Les secteurs cycliques Industrie et Construction reculent. L'appétit pour le risque subit un premier revers depuis des mois.


La santé aux USA :

Idem aux États-Unis, l'indice de la santé s'est brusquement envolé. Son comportement relatif face au S&P 500 semble avoir changé de tendance (courbe du bas).




CONCLUSION :

Sur les dernières semaines, les indices n'ont pas trop bougé, mais leur structure interne a fortement varié. Les flux se déplacent vers les actifs les moins risqués. Les indices qui regroupent les valeurs de croissance cassent leurs premiers supports tandis que les valeurs plus défensives avancent, et à ce jeu, l'Europe a récemment profité de cette rotation. 

Cette fuite de l'appétit pour le risque traduit une probable phase de distribution, mais pour l'instant, l'argent trouve toujours un endroit où se réfugier, il ne quitte pas les marchés actions. Le risque sous-jacent demeure baissier selon moi, mais le timing devient plus incertain que je le pensais. La stagnation pourrait l'emporter dans les semaines à venir, en attendant un déclencheur. 

Relecture terminée.

Si vous aimez mon travail, vous pouvez me soutenir sur TIPEEE : https://fr.tipeee.com/parthenon/ 

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Mercredi 4 novembre 12h45 : rush sur l'Europe.

Bonjour, les démocrates raflent la mise et ô surprise, Trump reconnaît sa défaite et n'évoque pas une élection truquée. Les semi-conducteurs européens sont mitigés ce matin et les flux se reportent non plus sur les défensives mais sur tous les secteurs vendus ces dernières semaines : banques, construction, luxe, auto (surtout allemande)... La question est : lorsque ces secteurs faibles (sauf banques) auront fini leur rebond technique, les indices ne vont-ils pas plafonner ? Sur le Stoxx 600, il ne faut pas dépasser le sommet pour conserver le décompte valide.


12h52 : divergence.

Toujours cette puissante divergence entre l'obligataire (l'advance-decline des obligations à haut rendement, donc risquée) et les actions. 


13h08 : allocation d'actifs.

L'allocation en actions reste proche de ses sommets historiques et symétriquement, le pourcentage alloué au cash reste à proximité de ses bas. Mais cet indicateur de long terme ne donne pas de timing.


19h07 : SOX -3 %, DJ +3 %, la folle rotation.

Cette journée est celle de tous les extrêmes : SOX -3 %, Dow Jones +3 %, pétrole -8 %, volumes du semestre en Europe (hors expiration), volatilités implicites à -30 % (à confirmer demain car j'ai des sources discordantes).


Jeudi 5 novembre 12h30 : AAII.

Bonjour, toujours du pessimisme sur le AAII, malgré le sursaut d'hier. Peut-être que les investisseurs sont très investis sur l'IA et que la chute de ce compartiment les impacte. Le AAII reste assez mystérieux depuis quelques mois ! En tout cas, c'est un facteur de soutien pour les grands indices américains d'un point de vue contrarien.


12h35 : une polarité sur le Nasdaq 100 ?

Une polarité à 28 825 points verrait-elle le jour ? Une polarité est un support cassé qui se transforme en résistance. C'est souvent le signe d'une tendance. Difficile de dire si elle va fonctionner. En Europe, elles ont échoué.


12h43 : Russell 3000.

L'indice élargi est stable depuis 3 mois, mais avec une structure interne qui a profondément varié. Tout ceci s'équilibre et donne un trading range. L'argent reste dans le marché.


12h46 : Stoxx 600 sur ses sommets.

L'indice élargi européen retrouve ses sommets. Va-t-il bloquer ou déborder ? S'il déborde, cela invalidera le décompte de mes dernières vagues (pas le décompte global depuis 2008).


16h50 : vague 3 sur le SOX.

Vu la violence du mouvement, la vague actuelle est probablement une vague 3 de cœur de mouvement. "On n'attrape pas un couteau qui tombe".



22h15 : la redoutable synchronisation baissière Europe / USA.

Les USA ont craqué. La techno est en déroute et le S&P 500 a cassé son support. Parallèlement, le Stoxx 600 est revenu sous son sommet en dessinant une reversal. Tous les indices sont en position de baisser désormais. La fin du bull market est bien actée selon moi.


Vendredi 6 novembre 9h42 : gap de rupture en Europe.

Bonjour, un gap apparaît en Europe ce matin. C'est probablement un gap de rupture, qui marque l'entréé en vague 3 baissière. Cette vague 3 se décomposera en 5 temps.


11h39 : Le S&P500 peut-il tenir sans les semi-conducteurs ?

Selon ce graphique, c'est non. Les semi-conducteurs ont infusé beaucoup de secteurs : industrie, énergie, construction...


11h42 : CDS.

Les CDS (assurance contre défaut de paiments) continuent de monter. Oracle est la plus risquée, Microsoft la plus "raisonnable", ce qui se voit à travers leur cours de bourse. Space X fait une apparition remarquée.


12h22 : le Nikkei suit.

Dans le sillage de Wall Street, le Nikkei a cassé son support majeur à 60 440 points. La tendance haussière est finie.


14h10 : pouvoir d'achat. 

Les deux dernières années montrent un recul mais c'est surtout la tendance qui est frappante. Nos sociétés modernes sont matures et la croissance du pouvoir d'achat et du PIB seront probablement difficiles à atteindre par des voies conventionnelles.