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En complément de chaque article, je publie tous les jours (plutôt entre 12 et 14h) des graphiques pour affiner l'analyse. Vous trouverez ces graphiques en bas de page.
Lundi 14 septembre 13h40 : Eurostoxx 50. Mardi 15 septembre 12h34 : S&P500 et les 5 %. 12h45 : une résilience en trompe l'œil ?
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Bonjour, dans mon précédent article du 5 aout intitulé "Exubérance irrationnelle ou simple reflet des fondamentaux", je concluais : "les indices boursiers, sauf cygne noir, devraient rester solides durant le mois d'août, voire la première quinzaine de septembre, avec de nouveaux records à la clé (....) Au delà, mon scénario Elliottiste prévoit toujours la fin du bull market."
Les indices sont globalement restés stables jusqu'à la fin août, avant de reculer quelque peu sous les coups de boutoir des rendements obligataires et des prix du pétrole. Ces deux actifs peuvent-ils faire dérailler les marché actions ? Éléments de réponse en graphiques.
1) Analyse chartiste et Elliottiste :
Le STOXX 600 (indice européen élargi) :
L'indice européen a potentiellement achevé toutes ses vagues 5, ce qui le placerait à présent dans un cycle correctif pendant de longs mois C'est au conditionnel pour plusieurs raisons : 1) trouver le point d'inflexion des bull markets est un exercice très difficile 2) les moyennes mobiles longues montent encore. 3) l'indice n'a pas encore cassé de support.
Le CAC 40 :
Il y a de quelques moyens de savoir si les marchés sont topish ou non. Le premier est de s'intéresser aux indices faibles. S'ils décrochent avant les autres, ils peuvent être précurseurs.
Le CAC est devenu l'indice le plus faible en Europe, immobilisme politique sur la dette oblige. Il est le premier à casser un support, en l'occurrence 8 235 points. Et la récente baisse prend une allure impulsive.
Un autre moyen de savoir si les marchés sont topish ou non, c'est de s'intéresser aux indices forts. S'ils donnent des signes de faiblesse, c'est toute la cote qui pourrait finir par céder.
Le SOX a porté les indices pendant des mois, avec des effets d'entraînement sur d'autres secteurs : construction (centres de données), énergie, banques (financement)... Le SOX est en perte de puissance depuis le début de l'été. Faut-il s'en inquiéter ? C'est encore incertain.
Le DAX weekly :
Pour rappel, voici mon décompte Elliottiste privilégié sur le long terme. Nous serions au terme de deux bull markets : celui commencé en 2003 après la crise des Subprimes (lettres oranges) et celui entamé après la Covid-19 (lettres mauves).
Le DAX monthly :
Le DAX mensuel est exceptionnellement suracheté (MACD en bas). Je me méfie toujours des lectures extrêmes. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel !
Le NASDAQ 100 :
Sur l'horizon Weekly, le Nasdaq 100 serait aussi en bout de course.
Le S&P 500 :
Il est possible que la vague 5 avorte à faire un nouveau sommet, et que le cycle de hausse soit complet. C'est encore indécis.
Le DOW JONES :
On observe le même éloignement à la moyenne mobile qu'en 2024 et 2021.
2) Les indicateurs de sentiment (IS) :
Le AAII (CT) :
Nous sommes en zone neutre. Au regard des précédents bull market, le sentiment de marché devrait être optimiste. Pour rappel, les indicateurs de sentiment sont des indicateurs contrariens. Les marchés s'infléchissent à la baisse (hausse) lorsque l'optimisme (pessimisme) est fort.
Les put/call ratios (CT) :
Aussi en zone neutre.
Le VIX :
Plutôt en zone basse, sans être sur des niveaux extrêmes.
3) L'inter et l'intra marchés :
Les matières premières :
L'indice CRB est en vive hausse en 2026. C'est mauvais pour les actions, car les marges des entreprises industrielles vont se comprimer, et/ou les prix augmenter, tout dépendra du pricing power. Mais quelqu'un devra payer la facture...
Le pétrole retrouve ses sommets. Seuls 20 % de notre activité est électrifiée. Nous dépendons fortement encore du pétrole. Cela va peser sur le pouvoir d'achat des entreprises et des particuliers.
Aujourd'hui, les indices actions sont 15 % plus chers que lors du précédent sommet du pétrole au mois d'avril. Est-ce un bon positionnement ?
Le gaz augmente. On est encore loin des sommets du début de la guerre, mais les prix ont doublé en trois mois. Les réserves de gaz de l'Union européenne sont remplies à environ 67 % en ce mois de septembre 2026, un niveau historiquement bas pour cette période de l'année.
Le marché obligataire :
C'est un signal majeur sur le T-Notes, qui sort par le bas de son rectangle. Cela arrive après l'annonce du du Trésor américain du triplement de ses rachats d'obligations à long terme. En voulant rassurer les marchés, Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed, ne les a-t-il pas inquiétés ? N'est pas Powell qui veut...
Le taux à 10 ans américains s'approche des 5 %. Cela va brider l'économie américaine.
En Europe, les signaux baissiers ont été lancés plus tôt. Le Bund et l'OAT ont cassé leur bas de consolidation. Le spread Bund/OAT atteint 93 points de base. Le 10 ans français s'élève à 4,43 %. Comment les états déjà largement endettés vont-ils se dépêtrer de cette situation ?
La saisonnalité :
On entre dans une période plus compliquée sur les actions.
L'appétit pour le risque :
Quatre constats. 1) Les banques tiennent le choc, c'est positif (pas de réaction à la hausse des créances douteuses dans les bilans). 2) la construction décroche, c'est un secteur cyclique. 3) les secteurs défensifs Alimentation et Santé ne profitent pas des atermoiements boursiers, ce qui est un peu étonnant. 4) le luxe chute, reflet d'un marché intérieur chinois atone.
Les CDS :
Les investisseurs se couvrent contre des risques liés à la rentabilité de l'IA.
CONCLUSION :
L'inter-marché s'est considérablement dégradé ces deux dernières semaines. Généralement, une forte hausse des taux d'intérêts et des matières premières est difficilement compatible avec une bonne tenue des actions. Ces dernières consolident, sans céder trop de terrain, mais pour combien de temps ?
Concernant les autres éléments d'analyse rencontrés dans cet article, l'analyse Elliottiste semble compatible avec une baisse des actions, les indices forts (SOX) et sous-performants (CAC) signalent un affaiblissement général, le surachat reste problématique, la saisonnalité est défavorable, les CDS grimpent, les indicateurs de sentiment sont neutres. La réunion de ces éléments pourrait déboucher sur un épisode correctif un peu plus intense des actions.
Quelques ajouts, relecture terminée.
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Lundi 14 septembre 13h40 : Eurostoxx 50.
Bonjour, l'Eurostoxx 50 se dirige vers son support majeur à 6182 points. Ce niveau sera un révélateur de la motivation des acheteurs.
Mardi 15 septembre 12h34 : S&P500 et les 5 %.
Bonjour, le 10 ans américains (T-Notes) est à 5 %. L'argent n'a jamais été aussi cher qu'en 2011. Ca devrait durer si on en croît la qualité des signaux graphique sur l'obligataire. Pourtant, le S&P500 reste à 2,5 % de ses sommets. Il est clair que les flux sont encore fléchés vers la bourse, que les jeunes investisseurs croient invincible.
12h45 : une résilience en trompe l'œil ?Deux graphiques m'interpellent : le nombre de valeurs sous la MM200 a décroché de 10 points (1er graphique), et l'advance/decline a également chuté. Il semble que ce soit le jeu des pondérations maintient le S&P500 a des niveaux élevés. En clair, les grandes capitalisations résistent tandis que les petites capitalisations trinquent. C'est un signe de fuite de l'appétit pour le risque.