mercredi 9 septembre 2026

Le pétrole et les taux peuvent-ils faire dérailler les marchés actions ?

 


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En complément de chaque article, je publie tous les jours (plutôt entre 12 et 14h) des graphiques pour affiner l'analyse. Vous trouverez ces graphiques en bas de page.

Lundi 14 septembre 13h40 : Eurostoxx 50. Mardi 15 septembre 12h34 : S&P500 et les 5 %. 12h45 : une résilience en trompe l'œil ? Mercredi 16 septembre 12h50 : support majeur testé. Jeudi 17 septembre 12h57 : le pétrole recule. 13h05 : AAII. Vendredi 18 septembre 12h34 : les ménages américains et la bourse. 17h30 : spread 100 points de base. Lundi 21 septembre 11h36 : supports tenus. 11h38 : le Nasdaq de retour ? 11h42 : des flux colossaux.

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Bonjour, dans mon précédent article du 5 aout intitulé "Exubérance irrationnelle ou simple reflet des fondamentaux", je concluais : "les indices boursiers, sauf cygne noir, devraient rester solides durant le mois d'août, voire la première quinzaine de septembre, avec de nouveaux records à la clé (....) Au delà, mon scénario Elliottiste prévoit toujours la fin du bull market."

Les indices sont globalement restés stables jusqu'à la fin août, avant de reculer quelque peu sous les coups de boutoir des rendements obligataires et des prix du pétrole. Ces deux actifs peuvent-ils faire dérailler les marché actions ? Éléments de réponse en graphiques.


1) Analyse chartiste et Elliottiste :

Le STOXX 600 (indice européen élargi) :

L'indice européen a potentiellement achevé toutes ses vagues 5, ce qui le placerait à présent dans un cycle correctif pendant de longs mois. C'est au conditionnel pour plusieurs raisons : 1) trouver le point d'inflexion des bull markets est un exercice très difficile 2) les moyennes mobiles longues montent encore. 3) l'indice n'a pas encore cassé de support.


Le CAC 40 :

Il y a quelques moyens de savoir si les marchés sont topish ou non. Le premier est de s'intéresser aux indices faibles. S'ils décrochent avant les autres, ils peuvent être précurseurs. 

Le CAC est devenu l'indice le plus faible en Europe, immobilisme politique sur la dette oblige. Il est le premier à casser un support, en l'occurrence 8 235 points. Et la récente baisse prend une allure impulsive.


Le SOX : 

Un autre moyen de savoir si les marchés sont topish ou non, c'est de s'intéresser aux indices forts. S'ils donnent des signes de faiblesse, c'est toute la côte qui pourrait finir par céder.

Le SOX a porté les indices pendant des mois, avec des effets d'entraînement sur d'autres secteurs : construction (centres de données), énergie, banques (financement)... Le SOX est en perte de puissance depuis le début de l'été. Faut-il s'en inquiéter ? C'est encore incertain.


Le DAX weekly : 

Pour rappel, voici mon décompte Elliottiste privilégié sur le long terme. Nous serions au terme de deux bull markets : celui commencé en 2003 après la crise des Subprimes (lettres oranges) et celui entamé après la Covid-19 (lettres mauves).


Le DAX monthly :

Le DAX mensuel est exceptionnellement suracheté (MACD en bas). Je me méfie toujours des lectures extrêmes. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel !


Le NASDAQ 100 :

Sur l'horizon Weekly, le Nasdaq 100 serait aussi en bout de course.


Le S&P 500 :

Il est possible que la vague 5 avorte à faire un nouveau sommet, et que le cycle de hausse soit complet. C'est encore indécis.


Le DOW JONES :

On observe le même éloignement à la moyenne mobile qu'en 2024 et 2021.


 2) Les indicateurs de sentiment (IS) :

Le AAII (CT) :

Nous sommes en zone neutre. Au regard des précédents bull market, le sentiment de marché devrait être optimiste. Pour rappel, les indicateurs de sentiment sont des indicateurs contrariens. Les marchés s'infléchissent à la baisse (hausse) lorsque l'optimisme (pessimisme) est fort.

Les put/call ratios (CT) :

Aussi en zone neutre.


Le VIX : 

Plutôt en zone basse, sans être sur des niveaux extrêmes.



3) L'inter et l'intra marchés : 

Les matières premières :

L'indice CRB est en vive hausse en 2026. C'est mauvais pour les actions, car les marges des entreprises industrielles vont se comprimer, et/ou les prix augmenter, tout dépendra du pricing power. Mais quelqu'un devra payer la facture...


Le pétrole retrouve ses sommets. Seuls 20 % de notre activité est électrifiée. Nous dépendons fortement encore du pétrole. Cela va peser sur le pouvoir d'achat des entreprises et des particuliers.

Aujourd'hui, les indices actions sont 15 % plus chers que lors du précédent sommet du pétrole au mois d'avril. Est-ce un bon positionnement ?


Le gaz augmente. On est encore loin des sommets du début de la guerre, mais les prix ont doublé en trois mois. Les réserves de gaz de l'Union européenne sont remplies à environ 67 % en ce mois de septembre 2026, un niveau historiquement bas pour cette période de l'année.



Le marché obligataire  :

C'est un signal majeur sur le T-Notes, qui sort par le bas de son rectangle. Cela arrive après l'annonce du Trésor américain du triplement de ses rachats d'obligations à long terme. En voulant rassurer les marchés, Kevin Warsh, le nouveau patron de la Fed, ne les a-t-il pas inquiétés ? N'est pas Powell qui veut...

Le taux à 10 ans américains s'approche des 5 %. Cela va brider l'économie américaine.


En Europe, les signaux baissiers ont été lancés plus tôt. Le Bund et l'OAT ont cassé leur bas de consolidation. Le spread Bund/OAT atteint 93 points de base. Le 10 ans français s'élève à 4,43 %. Comment les États déjà largement endettés vont-ils se dépêtrer de cette situation ? 


La saisonnalité :

On entre dans une période plus compliquée sur les actions. 


L'appétit pour le risque :

Quatre constats. 1) Les banques tiennent le choc, c'est positif (pas de réaction à la hausse des créances douteuses dans les bilans). 2) la construction décroche, c'est un secteur cyclique. 3) les secteurs défensifs Alimentation et Santé ne profitent pas des atermoiements boursiers, ce qui est un peu étonnant. 4) le luxe chute, reflet d'un marché intérieur chinois atone.



Les CDS :

Les investisseurs se couvrent contre des risques liés à la rentabilité de l'IA.




CONCLUSION :

L'inter-marché s'est considérablement dégradé ces deux dernières semaines. Généralement, une forte hausse des taux d'intérêt et des matières premières est difficilement compatible avec une bonne tenue des actions. Ces dernières consolident, sans céder trop de terrain, mais pour combien de temps ? 

Concernant les autres éléments d'analyse rencontrés dans cet article, l'analyse Elliottiste semble compatible avec une baisse des actions, les indices forts (SOX) et sous-performants (CAC) signalent un affaiblissement général, le surachat reste problématique, la saisonnalité est défavorable, les CDS grimpent, les indicateurs de sentiment sont neutres. La réunion de ces éléments pourrait déboucher sur un épisode correctif un peu plus intense des actions.

Si vous aimez mon travail, vous pouvez me soutenir sur TIPEEE : https://fr.tipeee.com/parthenon/ Merci Eric !

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Lundi 14 septembre 13h40 : Eurostoxx 50. 

Bonjour, l'Eurostoxx 50 se dirige vers son support majeur à 6182 points. Ce niveau sera un révélateur de la motivation des acheteurs.


Mardi 15 septembre 12h34 : S&P500 et les 5 %.

Bonjour, le 10 ans américains (T-Notes) est à 5 %. L'argent n'a jamais été aussi cher qu'en 2011. Ca devrait durer si on en croît la qualité des signaux graphique sur l'obligataire. Pourtant, le S&P500 reste à 2,5 % de ses sommets. Il est clair que les flux sont encore fléchés vers la bourse, que les jeunes investisseurs croient invincible.


12h45 : une résilience en trompe l'œil ?

Deux graphiques m'interpellent : le nombre de valeurs sous la MM200 a décroché de 10 points (1er graphique), et l'advance/decline a également chuté. Il semble que ce soit le jeu des pondérations maintient le S&P500 a des niveaux élevés. En clair, les grandes capitalisations résistent tandis que les petites capitalisations trinquent. C'est un signe de fuite de l'appétit pour le risque.



Mercredi 16 septembre12h50 : support majeur testé.

Bonjour, le support majeur est testé sur le STOXX 600 et il cause déjà un premier rebond. Voyons voir la détermination des acheteurs. Si nous avons bien achevé le marché haussier, nous serions dans une 2 haussière qui succèderait à une 1 baissière. Le retracement peut potentiellement être élevé. 


Jeudi 17 septembre 12h57 : le pétrole recule.

Bonjour, la corrélation inversée est quasi parfaite. Le Stoxx 600 rebondit sur son support majeur tandis que le pétrole consolide sous sa résistance. Les acheteurs d'actions ont temporairement repris la main.


13h05 : AAII.

Le sentiment haussier sur le AAII chute. C'est positif sur les actions à court terme d'un point de vue contrarien. 



Vendredi 18 septembre 12h34 : les ménages américains et la bourse.

Bonjour, au sein des ménages américains, la part dans l'immobilier a chuté au T2 à 27,61 %,  niveau le plus bas depuis 1973, la part des actions a augmenté jusqu'à un nouveau record de 26,61 %.

On observe que nous avions eu un pic lors de la bulle internet. Celui-ci est dépassé. C'est un indicateur contrarien puissant sur le LT mais qui ne donne pas de timing sur le CT.


 
17h30 : spread 100 points de base.

Le spread Bund/OAT dépasse les 100 points de base. La France est à nouveau attaquée en cette fin de semaine. Il n'y a que la pression des marchés qui nous fera agir sur nos déficits.



Lundi 21 septembre 11h36 : supports tenus.

Bonjour, malgré les tensions vives sur le marché obligataire, les supports ont tenu en Europe. Un rebond est plausible.


11h38 : le Nasdaq de retour ?

Lui aussi a tenu son support. Il est possible qu'il dessine une nouvelle jambe de hausse.


11h42 : des flux colossaux.

Les flux vers les actions américaines sont devenus hors normes. La bourse est "the place to be". Cet extrême ressemble à une bulle. Il ne donne pas de timing sur les actions mais il faut clairement s'en méfier à moyen terme.








mercredi 5 août 2026

Exubérance irrationnelle ou simple reflet des fondamentaux ?

 


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En complément de chaque article, je publie tous les jours (plutôt entre 12 et 14h) des graphiques pour affiner l'analyse. Vous trouverez ces graphiques en bas de page.

Lundi 10 août 13h03 : inertie. Mardi 11 août 15h54 : Dow Jones. 15h57 : étude de comportement. Mercredi 12 août 12h37 : comparaison bulle Internet-IA. Jeudi 14 août 12h52 : dépenses d'IA. 12h54 : AAII. 13h17 : le coût de l'inaction climatique. Vendredi 14 août 11h48 : CDS. 11h55 : décompte S&P500. Lundi 17 août 13h18 : lévitation. Mardi 18 août 12h26 : OAT. 12h30 : décorrélation taux/actions. 12h35 : allocation actions. Mercredi 19 août 12h38 : saisonnalité Midterms. 12h45 : décompte Eurostoxx 50. Jeudi 20 août 12h16 : AAII. 12h19 : pétrole. Vendredi 21 août 11h41 : rattrapé par la réalité. 11h45 : sondage Degiro. Lundi 24 août 12h33 : stocks de pétrole. Mardi 25 août 13h31 : les taux montent partout. 13h36 : Eurostoxx 50. Mercredi 26 août 13h08 : Russell 2000 insensible aux taux. 13h16 : SOX, Nvidia et Anthropic. Jeudi 27 août 12h28 : la France décroche. 12h30 : AAII. Vendredi 28 août 12h08 : déficits primaires. 12h10 : un autre IS. Lundi 31 août 12h30 : le grand écart CAC/DAX. 12h34 : VIX. Mardi 1 septembre 12h28 : le cygne noir des taux. 12h34 : la collecte record d'Amundi. Jeudi 3 septembre 12h51 : décompte Eurostoxx 50. 13h01 : taux immobiliers. 13h12 : indice CRB. 13h16 : le gaz va-t-il à nouveau poser problème ? Vendredi 4 septembre 14h47 : le S&P500 à 1% de son record. 15h03 : banques et assurances au zénith. Lundi 7 septembre 12h10 : CDS Tech & banques US. 12h15 : CAPEX. Mardi 8 septembre 13h15 : risques et opportunités. Mercredi 9 septembre 12h50 : vers un point de rupture ?

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Bonjour, dans ma précédente analyse du 1er juillet intitulée "Été à risque ou été d'opportunités ?", je concluais que : "A court terme, les indicateurs de sentiment signalent un degré de pessimisme trop prégnant pour déclencher une baisse des indices. Ces derniers devraient rester solides au mois de juillet".

Je rajoutais :"Sur le moyen terme (d'ici octobre), et si mon analyse est correcte, l'analyse Elliottiste signale toujours la fin à venir des grands bull markets initiés en 2003 et 2020, dans un contexte de surachat maximal".

Le titre de mon article pose la question : "Exubérance irrationnelle ou simple reflet des fondamentaux ?".  En effet, les fondamentaux n'ont jamais été aussi étincelants pour les entreprises, comme le montre le graphique suivant :


Mais la bourse est aussi un mécanisme d'intégration avancé des fondamentaux. Les fondamentaux actuels sont déjà dans les cours. Les investisseurs avertis essaient déjà d'anticiper les futurs écueils ou les futures opportunités.

Du coup, ma prévision de fin du bull market pour la rentée est-elle toujours d'actualité ? Éléments de réponse en graphique.


1) Analyse chartiste et Elliottiste :

Le STOXX 600 (indice européen élargi) :

Rien de neuf sur le STOXX 600, mais j'ai du un peu revoir le décompte pour tenir compte des indicateurs de sentiment (j'y reviendrai plus bas). Nous serions au début de la vague 5 terminale, qui devrait s'étirer tout au long du mois d'août et début septembre (sauf cygne noir qui l'interromprait).


L'IBEX (Espagne) :

Il y a encore la possibilité d'ajuster le décompte, mais si je regarde l'IBEX, surperformant en Europe, donc avec des vagues plus affirmées, nous ne sommes a priori pas très loin de la vérité.

Le DAX weekly : 

Sur l'horizon hebdomadaire, le changement provient de l'ellipse orange. J'y voyais lors de ma précédente analyse un parallèle avec les autres sommets de vague V.  Avec le nouveau record, nous nous en sommes éloignés. Le sommet n'est donc pas encore là, il faut le construire.


Le DAX monthly :

En données mensuelles, l'indice allemand affiche un record de surachat (MACD en bas), pour l'instant sans conséquence sur les prix.


Le NASDAQ :

Au regard des records sur le Dow et le S&P500, je dois revoir mon décompte. La 5 était une 3 et la grande consolidation de juin à août était probablement une vague 4. Reste à dessiner la 5.



Le SOX : 

La MM150 agit comme support glissant. Comme pour le Nasdaq, le décompte est revu. La vague 5 peut porter les prix vers de nouveaux records, à moins qu'elle avorte (c'est à dire qu'elle échouerait à faire un nouveau sommet, ce qui peut arriver en Elliott) à cause d'un évènement imprévisible. 


Le S&P 500 :

Voici le nouveau décompte possible sur le S&P500.


Le KOSPI :

L'indice coréen a été dopé à l'IA. Le surachat historique (MACD en bas), dont je me méfie sur l'ensemble des indices, a rattrapé brutalement les cours. L'effet de levier via les ETF, outil favori des millennials, a joué à plein et a accéléré la chute.

Voici deux articles intéressants :

Sur le Kospi : https://www.bdor.fr/actualites-or/kospi-en-chute-libre-le-pari-a-effet-de-levier-ruine-des-milliers-de-jeunes-sud-coreens

Sur la chaîne de Xavier Delmas, l'histoire de gérants peu expérimentés totalement happés par l'euphorie des gains :

https://www.youtube.com/watch?v=YDoKmur8ciU


2) Les indicateurs de sentiment (IS) :

Le AAII (CT) :

Nulle trace d'optimisme sur le AAII, qui semble assez corrélé au SOX, avec son effet de richesse induit.


Les put/call ratios (CT) :

Le haut niveau des ratios put/call a entrainé l'inscription de nouveaux records. Le temps que l'indicateur redescende, il peut se passer quelques semaines.


Le VIX : 

Malgré les records, il tarde toujours à rejoindre le niveau de complaisance.


3) L'inter et l'intra marchés : 

Les matières premières :

L'or noir est encore 50 % plus cher qu'avant la guerre en Iran et les actions n'y réagissent pas. C'est une remarquable et rare décorrélation. 


Le cuivre est au plus haut historique. Très présent dans de nombreux secteurs industriels, là aussi, il n'impacte pas le cours des actions.



Le marché obligataire  :

Les taux sont élevés partout. Les actions ont d'habitude du mal à s'affranchir d'un marché obligataire dégradé. Ce n'est pas le cas actuellement. Les bourses mondiales sont exceptionnelles de résilience.


La saisonnalité :

À la rentrée, généralement, la saisonnalité devient moins favorable aux actions.


L'appétit pour le risque :

Malgré les taux élevés, auxquels les petites et moyennes capitalisations sont sensibles, le RUSSELL 2000 est en territoire record. C'est encore une fois remarquable de robustesse. 


Les secteurs montrent également de l'appétit pour le risque. Les secteurs cycliques surperforment presque tous, les secteurs défensifs sous-performent.

Les banques, malgré la hausse des créances douteuses dans les bilans, poursuivent leur parcours sans faute. La technologie se reprend grâce aux logiciels. Deux grands secteurs, luxe et automobile, traînent notamment à cause de la Chine. Est-ce un problème lié à la consommation dans le pays ou un patriotisme qui éloigne les chinois des marques européennes ? Ces dernières sont moins désirables, c'est un fait.


La productivité liée à l'IA :

La productivité ne bondit pas aux USA grâce à l'IA. L'IA est-elle la révolution attendue ?


L'emploi aux US :

Comme dans tous les pays, l'emploi régresse.


Oracle et les flux de trésorerie disponibles :

Les CDS (credit default swap) sur Oracle ont atteint des niveaux record. Autant dire que les investisseurs craignent un défaut de paiement de l'entreprise, qui a investit massivement dans l'IA, mais sans avoir les reins aussi solides que les GAFAM.


Mais si les prédictions du graphique ci-dessous sont justes (sur quelles bases sont-elles réalisées, je ne sais pas), les trésoreries mises à mal par les investissements colossaux dans l'IA vont se régénérer en 2028. 2028 c'est loin, il peut se passer tant de choses d'ici là. Actuellement, seul le flux de trésorerie disponible de Microsoft est dans le vert. Celui d'Oracle souffre le plus, d'où les CDS.



CONCLUSION :

De nombreux dangers économiques et graphiques sont présents en toile de fond : matières premières, taux, emploi, saisonnalité, surachat... Mais les marchés actions sont remarquables de résilience. Ils conservent de l'appétit pour le risque, pariant sur la résolution de la guerre en Iran (il ne faudrait pas qu'ils soient déçus), ce qui agirait mécaniquement et positivement sur le pétrole et les taux. 

Les acheteurs bénéficient aussi d'un pessimisme ambiant assez marqué ce qui, d'un point de vue contrarien, les protège de tout recul durable. En conséquence, les indices boursiers, sauf cygne noir, devraient rester solides durant le mois d'août, voire la première quinzaine de septembre, avec de nouveaux records à la clé.

Au delà, mon scénario Elliottiste prévoit toujours la fin du bull market. Cela ne signifiera pas forcément que les marchés baisseront, mais qu'il cesseront de monter en 2026, avant de potentiellement baisser en 2027.

Relecture terminée. Bonne lecture.

Si vous aimez mon travail, vous pouvez me soutenir sur TIPEEE : https://fr.tipeee.com/parthenon/ 

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Lundi 10 août 13h03 : inertie. 

Bonjour, les indices sont en inertie, profitant du creux rituels des échanges au mois d'août. Les indices sont toujours insensibles à tout évènement extérieur, notamment la situation bloquée du détroit d'Ormuz. Les conséquences sont pourtant bien réelles sur le prix de l'essence et aussi sur le niveau des stocks de gaz européens qui atteint son plus bas niveau depuis 2009, à 57%. Les indices sont donc toujours très forts.


Mardi 11 août 15h54 : Dow Jones.

Bonjour, sur l'horizon hebdomadaire, l'éloignement à la moyenne mobile atteint le même niveau que lors des précédents pics. Le surachat est donc élevé mais il pourrait encore perdurer au regard des indicateurs de sentiment.


15h57 : étude de comportement.

Selon cette étude comportementale de etoro, les comportements des investisseurs particuliers sont de plus en plus agressifs à l'achat.

https://www.etoro.com/news-and-analysis/press-releases/retail-investors-get-bolder-on-buying-dips-even-as-fear-of-conflict-grows/

Mercredi 12 août 12h37 : comparaison bulle Internet-IA.

Bonjour, voici 2 graphiques trouvés sur Linkedin qui comparent les deux bulles.




Jeudi 14 août 12h52 : dépenses d'IA.

Bonjour, selon ce graphique, les dépenses d'IA ne ralentissent toujours pas. Mais ce qui compte vraiment, c'est la manière dont l'écosystème de l'IA réagit en bourse à ces données. Pour l'instant, lui a ralentit. Est-ce temporaire ou durable ?


12h54 : AAII.

Toujours pas d'optimisme sur le AAII. L'inertie haussière a des chances de continuer.



13h17 : le coût de l'inaction climatique.

Les premières estimations tombent, à prendre avec des pincettes. Mais il est clair que notre inaction constitue un grand danger pour nos économies, si ce n'est plus.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/cout-des-canicules-de-cet-ete-10-a-15-milliards-d-euros-selon-le-gouvernement-que-comprennent-ces-chiffres-9099262

Vendredi 14 août 11h48 : CDS.

Bonjour, je vous avais parlé des CDS d'Oracle. Ils montent également sur les GAFAM. Les niveaux d'assurance ne sont pas encore très élevés, mais c'est à suivre pour les semaines à venir.


11h55 : décompte S&P500.

-Voici un potentiel décompte sur le S&P500. Les dernières sous-vagues sont à titre informatif. Tout dépendra des indicateurs de sentiment.


Lundi 17 août 13h18 : lévitation.

Bonjour, les taux se tendent encore et les indices boursiers y sont toujours insensibles. La situation au Moyen-Orient est figée, les deux parties jouant la montre. Le pétrole pourrait rester cher. La combinaison taux + matières premières élevés est traditionnellement peu favorable aux actions, mais celles-ci sont pour l'instant remarquables de résilience. L'Eurostoxx reste haut perché. Les investisseurs semblent croire que la guerre en Iran ne pourra pas s'éterniser, midterms obligent.


Mardi 18 août 12h26 : OAT.

Bonjour, l'OAT casse son support majeur. Les taux montent partout. Le 10 ans français est à 4,10 %.


12h30 : décorrélation taux/actions.

Les deux courbes se décorrèlent. Le marché obligataire envoie des signaux d'alerte, que les actions ignorent encore.


12h35 : allocation actions.

Le pic d'avant la crise des subprimes est touché.



Mercredi 19 août 12h38 : saisonnalité Midterms.

Bonjour, les indices auront totalement battu en brèche la saisonnalité des Midterms.


12h45 : décompte Eurostoxx 50.

Malgré les taux, les actions ne suréagissent pas. Elles ont certes corrigé hier, mais sans excès. La résilience est toujours d'actualité. Toute bonne nouvelle fera monter les indices. Sur l'Eurostoxx 50, il reste encore peut-être de la hausse à venir.


Jeudi 20 août 12h16 : AAII.

Bonjour, toujours pas de trace d'optimisme sur le AAII. 


12h19 : pétrole.

Le pétrole monte. Les indices consolident mais ne flanchent pas. Pourtant 80 % de nos usages sont liés au pétrole  (à peu près 20 % sont électrifiés).


Vendredi 21 août 11h41 : rattrapé par la réalité.

Bonjour, les indices européens viennent plusieurs séances de baisse. Les matières premières et les taux ne pouvaient tout de même pas être ignorées ! Le CAC a souffert un peu plus, lesté par le luxe. Les derniers chandeliers sont bien rouges. Avons-nous fait un sommet durable ? Reste-t-il une vague Elliottiste de hausse ? Je ne sais pas.


11h45 : sondage Degiro.

Degiro a sondé ses clients. L'optimisme est de mise. Jamais bon d'un point de vue contrarien. Mais je ne connais pas la qualité de ce sondage. Donc à prendre avec des pincettes.


Lundi 24 août 12h33 : stocks de pétrole.

Bonjour, les stocks de pétrole sont bas, ce qui explique probablement le maintien des cours de pétrole à des niveaux assez élevés.


Mardi 25 août 13h31 : les taux montent partout.

Bonjour, les taux montent partout dans le monde. Traditionnellement, les actions apprécient guère à ce genre de situation. Pour l'instant, ca tient, aucun support cassé sur les indices.


13h36 : Eurostoxx 50.

Vu la résistance des marchés aux mauvaises nouvelles, il est possible que nous fassions un nouveau (et dernier ?) plus haut.


Mercredi 26 août 13h08 : Russell 2000 insensible aux taux.

Bonjour, les petites et moyennes capitalisations américaines sont insensibles à la hausse des taux. La corrélation inversée est pourtant séculaire.


13h16 : SOX, Nvidia et Anthropic.

Le SOX traîne par rapport aux autres indices. Serait-il possible que l'IA ait fait son sommet ? C'est une possibilité mais ce n'est pas l'hypothèse privilégiée car la MM va arriver en renfort et la surperformance pourrait reprendre, pour une vague 5 haussière terminale. Ce soir, ce sont les résultats de Nvidia. On en saura un peu plus sur la motivation des acheteurs : vont-ils vendre ou acheter les résultats ? Quelques infos sur Anthropic qui va s'introduire en bourse : pertes nettes de 42 milliards en 2025 pour 11,6 milliards de CA (X2 sur un an). La rentabilité est encore loin.


Jeudi 27 août 12h28 : la France décroche.

Bonjour, l'indice français est vendu ce matin, et cela accentue le décrochage du CAC 40 face à l'Eurostoxx 50 (courbe du bas). Les investisseurs ne sont pas dupes. L'immobilisme politique va nous couter cher. Les banques chutent ce jour, bien plus que le secteur.


12h30 : AAII.

Le pessimisme grandit. Une baisse durable des indices américains est-elle possible avec un tel niveau de pessimisme ? A priori non, mais les indicateurs de sentiment sont étonnants depuis quelques mois.


Vendredi 28 août 12h08 : déficits primaires.

Bonjour, Bloomberg a compilé les données des principales économies.


12h10 : un autre IS.

Les IS (indicateurs de sentiment) sont décidément bien difficile à lire en ce moment. Le AAII montre du pessimisme, l'indicateur de Bank Of America montre au contraire un grand optimisme. En l'absence de consensus, j'ai tendance à penser que tout cela s'équilibre.



Lundi 31 août 12h30 : le grand écart CAC/DAX.

Bonjour, oui, la France s'est faite attaquée la semaine dernière. La baisse du CAC est isolée en Europe. CAC et DAX se sont décorrélés. Il faudra probablement que les taux français deviennent confiscatoires pour que la classe politique bouge et que les citoyens souhaitent d'eux-mêmes qu'on s'attaque à notre train de vie dispendieux.


12h34 : VIX.

On entre dans une période potentiellement plus heurtée. Mais pour l'instant et malgré des taux en forte tension, les marchés tiennent.


Mardi 1 septembre 12h28 : le cygne noir des taux.

Bonjour, les taux continuent de se tendre, le pétrole s'apprécie. Les actions consolident sans chuter vraiment, ce qui est un exploit incroyable. Taux et matières premières sont les "ennemies" des actions, à cause des pressions qu'ils exercent sur les marges des entreprises et leur capacité d'investissement. Mais attention, ca pourrait lâcher d'un coup.


12h34 : la collecte record d'Amundi.

Je suis assez convaincu que si les marchés tiennent, c'est grâce aux particuliers. La bourse est devenue tendance, et surtout attirante après des performances depuis 2020 stratosphériques. Les particuliers achètent tous les creux et cela leur a porté chance. Mais cette génération d'investisseurs (Z et millenium) n'a jamais connu de marché baissier... 
En image, la collecte d'Amundi au deuxième trimestre. Les particuliers achètent, les institutionnels vendent...



Jeudi 3 septembre 12h51 : décompte Eurostoxx 50.

Bonjour, je reprends la publication après une absence hier. En Europe, il me semble que nous arrivons en bout de décompte Elliottiste. La dernière vague 5 a peut-être avorté à faire un nouveau sommet. Il y a un doute. Mais les marchés restent forts. Il est assez incroyable qu'ils se maintiennent aussi hauts avec des taux et un pétrole au zénith.


13h01 : taux immobiliers.

Les conséquences sont très concrètes. 


13h12 : indice CRB.

Il monte. De tout temps, les actions s'accommodent mal d'une hausse de l'indice CRB des matières premières.


13h16 : le gaz va-t-il à nouveau poser problème ?

Les réservoirs européens sont loin d'être pleins et le blocage d'Ormuz accentue le problème. 


Vendredi 4 septembre 14h48 : le S&P500 à 1% de son record.

Bonjour, malgré des taux qui approchent les 4,80 %, une dette qui dépasse les 125 % du PIB et un déficit public entre 6 et 7 %, Wall Street est à 1 % de son record. Mais leur situation me semble plus enviable que la notre (Europe), car les taux d'imposition sont faibles, et la croissance plus robuste, même si elle est très inégalement répartie.

Nous serions selon Elliott dans une 4, qui précéderait une 5 haussière en territoire record.


 
15h03 : banques et assurances au zénith.

Les secteurs banques et assurances résistent à tout. Les créances douteuses grimpent dans le bilan des premières, les taux sont encore un avantage, jusqu'au moment où ils deviendront dissuasifs. Les investisseurs écartent ces risques, preuve qu'il y a encore des appétits acheteurs dans le marché.


Lundi 7 septembre 12h10 : CDS Tech & banques US.

Bonjour, les CDS ont grimpé sur les valeurs techs américaines (le doute est toujours présent sur la rentabilité des investissements dans l'IA) mais cela n'a pas touché les CDS des banques américaines. La corrélation est pourtant évidente sur le long terme. Ce devrait être corrigé.


12h15 : CAPEX.

Les investissements (CAPEX) sont toujours incroyablement élevés dans le secteur de la Tech, bien au-dessus de la bulle internet. Ceux de la vieille économie végètent sur des plus bas de 40 ans. C'est bien l'IA qui tire quasiment tout la croissance américaine à présent. 


Mardi 8 septembre 13h15 : risques et opportunités.

Bonjour, les marges s'envolent dans la tech. Les investisseurs ont le choix : soit se concentrer sur la micro-économie, bien orientée mais avec des disparités, soit se focaliser sur les taux d'intérêts et le pétrole, qui font peser des risques certains sur la macro-économie. Pour l'instant, les investisseurs optent pour une lecture positive des marchés, aucun support graphique n'a été cassé.



Mercredi 9 septembre 12h50 : vers un point de rupture ?

Bonjour, vous connaissez le jeu du tyrolien inspiré d'un célèbre jeu télévisé ? Je ne vais pas dire que les marchés vont s'effondrer mais la configuration me semble assez risquée, avec des taux et des prix du pétrole à des niveaux historiquement défavorables aux actions. Regardez l'écart entre pétrole et actions sur le graphique ci-dessous. A pétrole constant, les actions sont 15 % plus chères. Cela me semble très exagéré !